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Michel Spiri, DSI à la Banque de France

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Chaque mois, découvrez notre People à la Une ! Ce mois ci, c’est Michel Spiri, DSI de la Banque de France qui joue le jeu de l’interview.

Monsieur Spiri, pouvez-vous en quelques mots nous parler de votre carrière et de votre parcours ?

Après avoir fait l’ESSEC et Sciences Po Paris, j’ai intégré la Banque de France en 1981 et plus précisément la Direction de l’Organisation pour laquelle j’ai mené des études et des projets.
J’ai ensuite eu l’opportunité d’être détaché à la Direction du Trésor au MINEFI afin de diriger l’entité Organisation et Informatique à Bercy mais également à l’étranger grâce à différents postes financiers.

De retour à la Banque en 1996, j’ai pris en charge un poste opérationnel : j’étais en charge des moyens de paiement, ce qui m’a donné l’opportunité de jouer un rôle important dans le passage à l’euro, ainsi que dans la mise en place du premier RTGS pour la France (TBF, composante du premier système européen Target). Nommé directeur des services bancaires, j’ai pris la responsabilité de la clientèle institutionnelle de la Banque pour la France mais également pour l’international. En parallèle j’ai eu l’opportunité de réaliser de nombreuses missions auprès de banques centrales étrangères, notamment en Afrique, au Moyen Orient et en Europe centrale.

De retour à la Direction de l’Organisation et Informatique en 2005, j’ai occupé le poste de directeur des projets avant d’en devenir le DSI (en tant qu’Adjoint au Secrétaire Général) en 2011. Dans le cadre de mes fonctions, je représente la Banque notamment au IT Committee du Système Européen de Banques Centrales et au Group of Computer experts de la Banque des Règlements Internationaux.

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En tant que DSI, à quelles problématiques avez-vous du faire face tout au long de votre carrière ?

Le poste de DSI est très prenant car il existe de nombreuses contraintes opérationnelles. La Banque de France est fournisseur de différentes entités : françaises, européenne (SEBC), voire mondiales (G 10-20, BRI), ce qui m’amène à participer à de très nombreuses réunions qui se déroulent en majorité à l’étranger.

Je rencontre opérationnellement deux types de problèmes :

  • La complexité de notre système d’information lié à la multiplicité de nos clients, encore accrue par l’exigence de sécurité
  • Le poids de la contrainte financière : malgré le très haut niveau de nos bénéfices, notre actionnaire unique nous demande de stabiliser nos dépenses alors que les projets sont toujours en croissance. Nous sommes donc à la recherche de moyens pour réduire nos dépenses, comme par exemple les nouveaux modes de sourcing.

 

Quelles sont les principaux sujets sur lequel vous intervenez pour Banque de France ?

L’IT de la BDF intervient sur une grande variété de domaines. Si notre client interne principal reste le service moyen de paiement (RTGS pour la trésorerie des banques, moyens de paiement de masse pour nos clients dont le Trésor Public), les activités autour de la politique monétaire sont bien sûr importantes (particulièrement dans un contexte de coopération européenne) avec notamment la salle de marché et la gestion du collatéral.

La BDF est également très active dans le domaine des statistiques et des études, et bien entendu dans la supervision bancaire qui génère de multiples projets.

Il ne faut pas non plus oublier de citer d’autres domaines tels que : le domaine social avec le surendettement qui est une application informatique majeure, la cotation d’entreprises, les grands fichiers interbancaires (incidents crédits, chèques,…), la gestion de la monnaie fiduciaire sur tout le territoire, mais nous intervenons également en appui pour notre entité industrielle (papeterie et fabrication des billets).

En ce qui concerne une partie de ces activités réalisées dans le cadre de l’Eurosystème en vertu du traité de Maastricht, la Banque de France intervient en tant que « service provider » et répond à des consultations en concurrence avec d’autres banques centrales nationales pour la réalisation de projets européens qui seront ensuite utilisés dans toute la zone euro. La BDF est donc de part la multiplicité de ses projets et prérogatives l’une des banques centrales les plus importantes, voir la plus importante.

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Pouvez-vous nous faire un résumé des différents projets que vous menez avec Umanis ?

La collaboration entre la Banque de France et Umanis est maintenant ancienne. Celle-ci a démarré dans le domaine de la BI et des statistiques, sur des applications touchant la supervision bancaire lors de grands projets bien connus des banques commerciales. Cette coopération s’est aujourd’hui étendue à la réalisation classique de projets mais elle concerne également le domaine des infrastructures avec Hélice (filiale d’Umanis) qui était jusqu’alors un de nos fournisseurs de moindre importante. Aujourd’hui Umanis est l’un des 10 principaux fournisseurs de la Banque de France.

Récemment, nous avons mis en place un nouveau système de référencement pour nos projets afin de rationnaliser notre sourcing. Plusieurs de ces référencements ont aboutis à la mise en place de centres de services. Umanis a été particulièrement à l’honneur dans les référencements, faisant presque un sans faute puisque le centre de service BI lui a notamment été alloué. La qualité d’ensemble des réponses a été remarquée, et ce fait, ajouté à une présence très dense dans les référencements, laisse augurer de la poursuite d’une collaboration pérenne et de qualité.

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