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Open Data : beaucoup de bruit pour rien ?

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La révolution de l’internet 2.0 au milieu des années 2000 a entrainé la création d’un site très singulier aux Etats-Unis : Chicago Crimes. Cette plateforme permettait à tous les habitants de géolocaliser tous les crimes diffusés par la ville depuis 1996. Ce site novateur créé par un hacker a contribué à exposer au grand jour le potentiel de certaines données publiques ou privées. Ce type d’applications a ouvert la voie à une politique d’ouverture et de partage des données auprès des citoyens. Le mouvement Open Data était né.

C’est depuis 2011, que la mission Etalab dédiée à l’open data (placée sous l’égide du Premier ministre répond à une demande de transparence toujours plus forte de la part du public. La commission européenne estime quant à elle que ce marché pourrait atteindre les 140 milliards d’euros par an. Et McKinsey livre des chiffres encore plus importants concernant la valeur ajoutée de ces donnes pour des secteurs tels que les transports, l’énergie, la santé ou encore la banque.

A l’heure du redressement productif, l’ open data pourrait bien représenter un véritable atout pour doper l’industrie numérique française. La donnée publique représente un véritable trésor de guerre et les entreprises commencent à le comprendre. En effet, au-delà de la simple consultation par l’internaute, certaines données sont utilisées comme une matière première précieuse par les organisations. Prenons par exemple le fichier des adresses qui permet d’établir une corrélation entre une adresse postale et des coordonnées géographiques, celui-ci présente une réelle valeur ajoutée pour des entreprises de livraison ou de e-commerce.

Les entreprises grâce au Big Data sont déjà en mesure d’analyser le comportement des internautes grâce aux informations produites (statuts, photos, géolocalisation,…) et recueillies sur les réseaux sociaux et ont accès à des informations plus complètes grâce aux données ouvertes. Par contre, il est fort à parier qu’obtenir des informations sur les comportements passés des consommateurs (données qui restent la propriété des entreprises) notamment ne sera pas aisé car peu d’entreprises sont prêtes à mettre ce genre d’information dans leur système Open Data !

Tout l’intérêt de l’ Open Data réside dans l’agrégation de plusieurs jeux de données qui vont permettre de générer une information nouvelle voir inédite qui pourra être utilisée comme de la matière première qui rentre dans un process d’entreprise.

Le principe est simple : extraire d’énormes jeux de données publiques et en faire de l’or en les croisant, le cas échéant, avec d’autres données, le plus souvent géographiques ou socioprofessionnelles, quitte à effectuer, au préalable, des opérations de nettoyage des données (MDM), à les enrichir avec d’autres données, à les mettre en forme de façon graphique (voire interactive) pour permettre leur réutilisation par les services marketing des entreprises. On peut par exemple utiliser des données de localisation pour faire du géomarketing, pour mieux analyser un marché potentiel ou optimiser les segmentations. Mais agréger ces données n’est pas si simple, en effet, les sources et les formats de données sont multiples, les fréquences de mise à jour varient, et il existe bien entendu un grand nombre de traitements à réaliser avant de les intégrer.

Ensuite, vient le temps de la visualisation, alors comment « faire parler ses données » et leur donner un sens ? Interpréter les données est bien souvent un exercice complexe : comment comprendre une série statistique ou établir une relation de cause à effet entre deux variables ? C’est tout l’intérêt des outils de data visualisation et des nouveaux tableaux de bord dynamiques et interactifs qui se mettent à jour automatiquement dès que les données évoluent. De nouveaux outils tels que PowerMap (videos geospaciales avec prise en charge du géocodage), Reporting Services dans SQL Server (permet d’afficher des cartes pour des rapports BI) vont plus loin dans la cartographie interactive.

Techniquement, le succès des technologies internet repose sur l’utilisation de standards. L’Open Data repose donc sur un protocole fondé sur les standards du web pour requêter, exposer et mettre à jour les données de façon interopérable. Il s’agit d’oData.
Plusieurs éditeurs tels qu’IBM ou SAP se sont déjà ralliés à oData et l’intègre dans leurs logiciels. En tant que protocole, oData permet de formaliser un modèle d’échange de données exposées sur le Web. Pour l’implémenter, il est nécessaire d’utiliser une des nombreuses bibliothèques de fonctions (API) disponibles pour divers langages de programmation ou plates-formes : PHP, Java, Ruby, .net, IOS, Silverlight, Windows Phone 7, Ajax, Javascript, Objective C…

Au-delà de l’ Open Data, c’est surtout le Big Data avec l’analyse de cette multitude de données ouvertes qui représente le véritable enjeu.

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