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Chroniques d’un golfeur – épisode 3

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La préparation mentale, la clé du succès

Dans les épisodes précédents, Clément nous révélait le déroulé de ses tournois au Maroc. Aujourd’hui, il nous livre les secrets d’une bonne préparation.

• Un tournoi, ça se prépare… Expliquez-nous la méthode Clément !

Je joue six jours sur sept : je fais de la préparation physique, de la récupération. Par jour, j’ai sept ou huit heures d’entrainement pur. On commence toujours par analyser les points forts et les points faibles des tournois précédents. Ce bilan me permet de savoir s’il va falloir améliorer le petit jeu (des coups en dessous de 80m), c’est-à-dire le plus important au golf, ou bien le grand jeu. Enfin, je vais travailler les points faibles du tournoi d’avant, tout en continuant à renforcer mes points forts.

Pour la préparation physique, je cours huit kilomètres par jour et je fais de la boxe pour le jeu de jambes. Ça me permet aussi d’être tonique et rapide. En parallèle, je fais aussi des exercices spécifiques au golf, par exemple une fente et une rotation en même temps pour travailler l’équilibre, plus des exercices de rotation. Je fais aussi beaucoup de gainage pour les postures. On ne nous demande pas d’être une machine physique même s’il faut frapper de plus en plus fort pour taper loin.

En travaillant beaucoup le physique, j’économise de l’énergie. Si vous avez un physique un peu ric-rac et que mentalement, vous vous épuisez, vous avez les batteries vides et au deuxième tournoi, c’est fini.

• La préparation mentale, vous le dîtes, est importante. Pourquoi ?

Le golf ça vous tape dans le mental ! Pour la préparation mentale justement, j’ai connu beaucoup de préparateurs, mais ce qu’ils vous disent ne plait pas forcément. Il faut en prendre et en laisser. Le tout est d’arriver à savoir : comment être positif et avoir la niaque tout le temps ? Car toutes les semaines, il y a un nouveau vainqueur, d’autres qui loupent le cut. Il faut avoir un bon niveau de concentration, au bon moment, parce qu’un tournoi dure très longtemps. Sur un total de 4 heures 30, vous jouez 15 minutes, pas plus. Entre les coups, je marche beaucoup. Sinon, la méditation peut aider.

Le but de la préparation mentale c’est de se mettre dans de bonnes conditions avant de taper le coup et quand c’est tapé, tout s’arrête. Il faut être concentré et aussi prendre du recul, avoir une certaine nonchalance. C’est un peu ce que je fais mais de temps en temps, je mets les deux pieds dans le plat parce que c’est énervant. On s’entraîne beaucoup, et on rate des coups. Mais des coups, j’en raterai toute ma vie, les meilleurs en loupent.

• Se maintenir concentré malgré la pression et parfois les cuts ratés : quel est votre secret pour surmonter ces obstacles ?

La clé, c’est l’acceptation. Chacun a sa méthode, mais il faut essayer de bien vivre les mauvais coups. Et on n’est pas conçus pour ça. C’est un gros travail au jour le jour… Certains ont un mental d’acier, avec peu de choses, ils arrivent à aller loin, c’est ça le golf. On n’a pas besoin d’être tout le temps au top pour ramener des bons scores, ça se joue dans la tête. Par exemple Tiger Woods, le plus connu, depuis son dérapage médiatique, ce n’est plus le même homme et ça se ressent dans le jeu. Il s’est beaucoup blessé et la spirale négative est vite arrivée. Ça reste un sport très mental. Et tous les anciens golfeurs disent la même chose, ils sont épatés sur le niveau mental que ça demande.

CLEMENT RAMEAUX UMANIS GOLF

Finalement ce sont des paliers à franchir, vous avez les débutants qui s’énervent pour un rien et parfois jettent leurs clubs. Dans mes tournois, vous ne verrez pas ça. Car on a des amendes qui sont assez lourdes. Certains trainent leur fardeau pendant 15 trous et puis s’effondre pour pleurer. J’essaye de rester dans le présent, d’oublier les erreurs passées.

Tous les soirs, je note mes points négatifs pour les améliorer et je me dis qu’il y avait des choses positives. Il y a eu de très bons coups : j’ai rentré quelques bon cuts, j’ai fait quelques belles approches. Être perfectionniste, ça ne marche malheureusement pas au golf. Il faut être assez instinctif et se laisser jouer. On voudrait tout contrôler, mais il faut lâcher prise. Se lâcher fait partie du golf.

• Selon vous, le lâcher prise après un tournoi difficile est essentiel, comment mettez-vous le golf de côté ?

Il faut retrouver sa vraie source. Ma famille, mes amis à Paris, qui n’ont rien à voir avec le golf, m’aident à décompresser. Parler à d’autres personnes en dehors du sport, ça fait partie de l’ouverture, de l’équilibre à avoir. Je m’entraine dur et quand il y a une coupure, il faut ranger les clubs et s’évader. Il faut prendre du bon temps, aller dîner avec des amis, boire un ou deux verres et ça fait du bien dans la tête parce qu’on est souvent tout seul.

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