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Open BI, l’âge de la maturité

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Par Pierre Formosa, Directeur Innovation, Umanis Consulting
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Difficile à maintenir, pas documenté, peu sécurisé, impossible à faire évoluer… Les clichés sur l’Open Source ont la peau dure ! Encore marginal il y a peu, l’open BI s’est pourtant professionnalisé et « progicialisée ». Alors, est-ce devenu une alternative crédible aux solutions propriétaires ?

Le modèle Open Source s’est fondé sur le principe de la liberté. Liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages, ce qui est le degré minimum de liberté qu’on peut attendre d’un logiciel, liberté d’étudier comment le logiciel fonctionne et de l’adapter à ses besoins. Mais également liberté quant à la redistribution des copies sans aucune contrainte et enfin la liberté d’amélioration du programme et de diffusion publique, de telle sorte que la communauté toute entière en bénéficie. Etre basé sur un code ouvert et donc pouvoir le modifier reste le principal attrait de l’open Source. A contrario, utiliser un logiciel open source comme un logiciel propriétaire ne présente pas d’intérêt.

Comme dans tout « produit » il y a du pour et du contre, la multiplicité des sources peut s’avérer compliquée à comprendre et l’absence de gestion stratégique de la « roadmap » un véritable handicap. A contrario, la solution est plus flexible, moins chère et plus pérenne et bénéficie en plus du support de toute la communauté (communauté qui s’appuie sur les utilisateurs, les développeurs et le support).

Apparu dans les années 80, l’open source prend vraiment forme peu avant les avant les années 2000 et prône l’ouverture, le respect des standards et la qualité tout en mettant l’accent sur le développement collaboratif, le principe de valeurs, de responsabilité, de droit et d’exigence. Aujourd’hui l’open source est adossé à des contrats de licence, s’adresse au mêmes entreprises et surtout offre un niveau de robustesse et de performance efficient qui peut être appliqué dans tous les domaines.

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Quel est le coût de l’open source ?

Le cout initial peut être égal à zéro mais cela dépend du mode souscription choisi, mais il existe des coûts cachés en rapport avec l’infrastructure, l’acquisition et le maintien des compétences ou encore l’intégration et le support. Le prix affiché en frontal est souvent très attractif mais il faut également valider le modèle économique sur le long et moyen terme tout en s’assurant que les compétences seront facilement accessibles, si ce n’est pas le cas il faudra les acquérir ce qui implique un coût supplémentaire.

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Et si nous nous attaquions maintenant à quelques mythes de l’open source ?
  • L’open source c’est tout ou rien ! C’est faux, utiliser une infrastructure ou une architecture mixte open source et propriétaire c’est tout à fait possible.
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  • En open source, la nature distribuée risque d’être un problème. C’est faux. La nature distribuée des développements peut-être un atout précieux, notamment dans le cadre de correctifs ou du brassage des idées sur des fonctionnalités nouvelles.
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  • Avec l’open source vous obtenez ce pourquoi vous avez payé. C’est faux puisque tout dépend de l’adéquation du produit par rapport aux usages. Si le produit répond aux attentes, le budget ne sera pas le premier point de blocage.
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  • L’open source n’est pas sécurisé. C’est faux car l’auditabilité du code permet de vérifier la qualité du développement, et l’aspect communautaire permet un travail de fixation des bugs à plus grande échelle.
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  • L’open source n’est pas conçu pour les grandes entreprises. C’est faux, l’internet est construit sur des solutions ouvertes, alors que vos infrastructures ne seront jamais aussi larges que l’internet lui-même.

« Nous avons pu constater chez nos clients que l’open source permet d’accroitre la vitesse de déploiement des applications et d’être plus agiles pour les gestions de montées en charge. A périmètre constant la valeur s’avère plus importante, en effet, a fonctionnalités et nombres d’utilisateurs équivalents, l’open source s’avère être 40% moins cher. En outre, le retour sur investissement est plus rapide et le TCO est plus efficient, notamment grâce à l’effet de standards. » explique Pierre Formosa

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Quelles sont les grandes solutions open source ?

Il en existe un grand nombre mais seulement trois éditeurs proposent des suites décisionnelles complètes : Jaspersoft, Pentaho, SpagoBI. Parmi les autres éditeurs ayant un ou plusieurs briques open source, citons par exemple Talend, BIRT, Jedox, OpenERP, Palo et PostgreSQL.
Mais même pour les trois plateformes BI, des composants sont issus d’un autre éditeur open source, par exemple l’ETL de Jaspersoft et de Pentaho est emprunté à Talend et SpagoBI emprunte son outil de rapport à Jaspersoft. Les frontières des communautés sont donc assez floues…

« Afin d’accompagner nos clients nous menons régulièrement des évaluations des solutions BI Open Source dans des contextes opérationnels. Ces études, le plus souvent réalisées avec le concours de nos équipes opérationnelles sont articulées autour de sept thématiques nous permettant de mesurer l’adéquation des solutions avec un besoin type de projet BI »

Ces sept thématiques (éditeurs, architecture, périmètre fonctionnel, roadmap, qualité, communauté et ressource RH) sont-elles mêmes sous-divisées en plusieurs familles de critères permettant ainsi d’affiner nos évaluations au plus juste vis-à-vis de l’attente de nos clients. Naturellement, un facteur de pondération est appliqué en fonction de l’intérêt de chaque client pour une famille de critères ou pour un critère particulier, ce qui nous permet ainsi de proposer une étude personnalisée à chaque cas client. Nous rajoutons, à ce radar de compatibilité des offres, une attente moyenne représentant le retour des expériences terrains de nos équipes opérationnelles pour chaque critère. Ainsi nous pouvons évaluer la performance de l’offre par rapport à l’attente du client comparée à l’attente du marché en la matière.

« Lors de notre dernière itération, nous avons pu constater que les 3 offres BI Open Source, Jaspersoft, Pentaho et SpagoBI sont finalement assez proche les unes des autres en termes de capacité d’une part, mais également en termes de technologie puisque l’une des caractéristiques intrinsèques de l’Open Source permet la réutilisation du code source» conclut Pierre Formosa

Trois offres BI (Business Intelligence) Open Sources proposées

Les suites BI Open Source n’échappent pas au buzz « Big Data », concept d’ailleurs en grande partie développé à l’origine sur le modèle de l’Open Source. Les trois suites évoquées ici peuvent tout naturellement être utilisée dans un contexte Big Data sous réserve toutefois de disposer des infrastructures et des architectures qui conviennent.

Etat du marché de l'Open source

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