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Master Data Management (MDM) : les clés d’un projet réussi

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Par Arnaud Escoffier, Manager conseil en Gouvernance de la Donnée 

Le Master Data Management (MDM) promet à l’entreprise la pleine exploitation du potentiel de ses données, l’optimisation de ses processus et la création de nouvelles offres via une réappropriation de ses assets par les métiers. Mais pour que ces promesses ne restent pas que vœux pieux, encore faut-il que le projet soit convenablement abordé.
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Arnaud Escoffier – Manager conseil en Gouvernance de la Donnée chez Umanis

La mise en place d’un MDM doit avant tout s’inscrire dans un programme qui embrasse une vision globale de la gouvernance des données : définition d’une architecture SI, formalisation ou mise en place de processus, identification des rôles et responsabilités, etc. Dans ce contexte, un cadrage permettant de définir les enjeux, les moyens à mettre en œuvre ainsi qu’une roadmap assortie d’objectifs gradués et la stratégie de conduite du changement associée est un prérequis à la réussite du projet.

Celui-ci doit être découpé en petits lots qui éviteront l’effet tunnel, et permettront aux utilisateurs de peaufiner leurs besoins en se projetant dans leur utilisation de l’outil. A cette fin, il est souhaitable de présenter des maquettes dès le début du projet, qui permettront de positionner les entités principales, de valider la bonne compréhension du modèle métier et d’obtenir une navigabilité et une ergonomie en adéquation avec les besoins du métier.

Idéalement, la recette doit être effectuée de façon continue, au fil des livraisons. Elle est dès lors le lieu d’émergence de nouveaux besoins, qui seront priorisés et éventuellement placés dans un backlog. Une phase de recette finale permettra de vérifier la cohérence de l’ensemble, et le bon enchaînement des traitements. L’objectif ? Éviter de fournir un outil orienté IT, l’erreur la plus fréquente.

Dans le cadre du projet MDM des laboratoires Servier, les équipes d’Umanis ont travaillé sur EBX5 d’Orchestra networks, en interface avec SAP. Le périmètre des référentiels comprenait les données produits, business partners, finance, mais également l’ensemble des référentiels satellites, nécessaires au bon fonctionnement des précédents. Cette réalisation, portée par un programme de gouvernance plus vaste, a permis la remise à plat des processus métiers de création et d’animation des différents objets métiers, et leur orchestration à travers EBX5. Elle a également permis à l’ensemble des acteurs d’accéder, au travers de droits gérés finement, à une donnée unifiée et fiabilisée.

« Nous sommes passés de 170 000 fournisseurs à 12 000. » raconte Yann ORTODORO, Head of Master Data Management Skill Center, au sein des laboratoires Servier. Il poursuit : « Le programme de transformation n’est pas uniquement un projet MDM ou ERP, c’est d’abord une logique cohérente globale afin d’assurer des gains de productivité et une bonne traçabilité de toutes nos données. »

Le MDM étant un projet transverse à l’entreprise, l’expérience a une fois de plus montré la nécessité absolue d’un sponsorship fort, et de la mise en place de relais parmi les collaborateurs, capables de se faire les champions du projet.

On en retiendra également l’importance d’avancer avec stratégie, en créant des lots limités à un ensemble d’entités métiers dont l’harmonisation est directement porteuse de valeur ajoutée pour les métiers, puis d’étendre progressivement le périmètre et les fonctions adressés. Ce qui ne doit en aucun cas limiter vos ambitions : il faut démarrer petit mais penser grand !

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