Inscription à notre newsletter

Suivez notre actualité, nos dernières innovations et découvrez nos publications en avant-première.
N'attendez plus et inscrivez-vous !

Sélectionner votre profil

[recaptcha]

Merci de vous etre inscrit !

François-Xavier Becquet – Head of Business Analytics & Data Management COFACE

Envoi
User Review
5 (2 votes)

Chaque mois, découvrez notre People à la Une ! Ce mois-ci, c’est François-Xavier Becquet, Head of Business Analytics & Data Management qui nous parle Dataviz et Machine learning !

 

Pouvez-vous me décrire brièvement votre parcours ?

Après un diplôme d’ingénieur, j’ai commencé ma carrière professionnelle dans une société de consulting aux Pays-Bas. Les missions consistaient principalement en l’implémentation d’une solution ERP chez différents clients. Suite à cela, j’ai passé quelques temps chez l’éditeur de l’ERP à Dublin pour le compte de clients irlandais.

Après un déploiement mondial d’une solution CRM chez Solvay, j’ai rejoint Coface en 2003 afin de gérer la solution comptable. Cette fonction de business analyst m’a permis d’appréhender le monde de l’assurance et de la finance. Suivront quatre années de pilotage de projets organisationnels et gestion des processus très formateurs au sein de la direction de l’organisation groupe.

Puis, en 2012, j’ai pris en charge la partie business analytics et data management. Nous avons défini et mis en place des KPIs et dashboards pour le suivi de l’ensemble des lignes métier – cela allant du suivi du risque de crédit au recouvrement de créances en passant, entre autres, par le suivi du contentieux. Les données provenant de plusieurs dizaines de pays, il a fallu s’assurer de leur cohérence et de leur qualité. Nous avons également mis en place le projet de Datavisualisation basé sur Power BI en collaboration avec les équipes d’Umanis.

 

Parlez-nous de Coface, ses missions, ses enjeux ?

Coface a été créé à la sortie de la 2nde guerre mondiale en 1946 pour faciliter les échanges et l’export des entreprises. Depuis, suite à une privatisation et une croissance interne et externe, Coface est présent directement ou indirectement dans 100 pays avec 4100 collaborateurs.

Coface propose une offre complète d’assurance-crédit pour protéger les entreprises contre le risque de défaillance financière de leurs clients. L’assurance-crédit avec Coface, c’est aussi des analyses des risques par pays, secteurs et sociétés pour aider nos clients à évaluer et prévenir au mieux les risques qu’ils sont amenés à prendre.

En septembre 2016, un plan stratégique de trois ans, « Fit To Win », a été lancé avec l’ambition de faire de Coface le partenaire global d’assurance-crédit le plus agile de l’industrie. Le plan vise à renforcer notre gestion des risques et la qualité de notre information, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et le service client, et met en œuvre une stratégie de croissance différenciée par marché. L’innovation trouve toute sa place dans cette nouvelle ambition, dont le projet Self Reporting a été l’un des éléments.

 

Parlez-moi du projet mené conjointement avec Umanis ?

Comme évoqué, des infocentres ont été construits pour chacune des lignes métier (10+), permettant ainsi de réaliser des analyses spécifiques et des reportings pour nos clients internes. Les principaux objectifs de ce projet agile de datavizualisation ont été :

  • Mettre à disposition des dashboards dynamiques avec des possibilités avancées de filtrage et de drill down
  • Donner plus d’autonomie aux utilisateurs métier
  • Pouvoir croiser facilement et rapidement les données provenant de lignes métiers différentes.
  • Améliorer la réactivité vis-à-vis des besoins client

Tout d’abord, une étude de choix a été menée fin 2016 en collaboration avec  la société Gartner. A l’issue d’un POC avec les finalistes, la solution Microsoft PowerBI a été sélectionnée. Puis, pour nous accompagner sur l’implémentation de cette solution, nous avons passé un appel d’offre remporté par Umanis.

Les équipes d’Umanis ont mis en place l’architecture technique Microsoft avec la suite SSIS, SSAS et Power BI. La mission a duré cinq mois du cadrage à la mise en production. Le projet a été livré dans les temps, dans les budgets et dans les fonctionnalités. Ensuite, la conduite du changement s’est opérée via des webinaires et des séances présentielles.

Au total, aujourd’hui près de 500 collaborateurs utilisent cette nouvelle plateforme dans 55 pays. Sur ces 500 utilisateurs, nous avons nommé deux ou trois « superusers » par région du monde. Ces référents locaux sont nos relais localement pour accompagner le changement. Des « superusers » ont également été désignés sur chaque ligne métier au niveau groupe pour améliorer l’agilité.

 

Quels bénéfices avez-vous tiré de vos data ?

Nous avons à disposition un nombre considérable de données qui sont structurées et de qualité. Nous pouvons désormais les utiliser facilement. Outre, le suivi des activités, nous avons, aujourd’hui,  plus de capacité pour découvrir des insights – des corrélations entre les métiers.

 

Quel bilan pouvez-vous dresser aujourd’hui de votre projet avec Umanis ?

C’est un bilan très positif ! Le projet a été livré dans sa globalité aux dates planifiées dans un climat de confiance. Umanis a mis en place une équipe projet composée d’un chef de projet, un architecte, un développeur et un coordinateur s’occupant de la conduite du changement, de la formation et de la gouvernance. La collaboration avec les équipes Coface a tout de suite fonctionné.

Umanis continue de nous accompagner de manière épisodique notamment lors de webinaires de conduite du changement ou encore pour ré-appuyer la gouvernance des données.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs souhaitant se lancer dans un programme de transformation data-oriented aussi ambitieux ?

Selon moi, il ne faut pas se lancer sur tous les chantiers en même temps mais procéder par étape avec des résultats rapides qui apportent  le soutien des clients. Cela facilite l’ouverture à d’autres domaines fonctionnels par la suite.

Aussi, au départ, la donnée doit être structurée, qualifiée et de qualité. Il en va de la crédibilité des analyses issues de cette solution.

Pour finir, lors de ces projets de self reporting, il ne faut pas négliger la gouvernance. En effet, l’appropriation de l’outil étant facile, les utilisateurs peuvent rapidement créer une multitude de rapports potentiellement divergents. Il convient d’insister sur les bonnes pratiques et la formation.

 

Quels sont vos projets futurs ? Quelles innovations allez-vous favorisé ?

La prochaine étape est de développer le projet à tous nos clients internes en l’ouvrant notamment au contentieux et à la tarification. De plus, nous accompagnons des nouveaux projets locaux basés sur la solution power bi et gérés par les référents régionaux.

En parallèle, nous travaillons sur des projets de data science basés sur du machine learning – ou comment utiliser nos données en terme prédictif. Ces projets peuvent s’appliquer à la fois sur la partie risque (identifier les signes avant-coureurs d’une défaillance d’un débiteur) mais également  sur la partie client (caractériser les signaux faibles d’une résiliation client, ou déterminer un score d’appétence à l’assurance-crédit d’un prospect). Tous ces projets sont passionnants et vont se développer à l’avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *